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Au Cameroun/Affaire DGRE : Sani Mohamadou somme Eko Eko de retirer ses propos sous 48 heures, le menace de poursuites judiciaires et de déballer ses preuves

La guerre des communiqués fait rage et monte d’un cran dans les sphères du renseignement et de la sécurité camerounaise. Entre l’ancien patron du contre-espionnage et l’expert Sani Mohamadou, le bras de fer prend désormais une tournure judiciaire imminente. Vingt-quatre heures après la sortie médiatique de Maxime Léopold Eko Eko contestant toute collaboration formelle avec l’ancien légionnaire, la riposte du camp Mohamadou ne s’est pas faite attendre, cinglante et documentée. Par le biais d’un droit de réponse officiel publié ce 10 août 2026 à Yaoundé, Me Mélissa Nyoth, avocate au Barreau du Cameroun, lance un ultimatum strict à l’ancien Directeur Général de la Recherche Extérieure. En cause, le communiqué diffusé le 9 août par les conseils de M. Eko Eko, qui niait l’existence de tout lien contractuel ou de sollicitation de services entre la DGRE et Sani Mohamadou au cours de l’année 2020.

La réplique vise à rétablir une vérité factuelle et à laver l’honneur d’un professionnel accusé à demi-mot d’imposture. Le document de la défense démonte point par point l’argumentaire adverse. Là où le camp Eko Eko évoquait une démarche spontanée de M. Mohamadou et une incapacité à prouver ses compétences lors d’une audience accordée, l’avocate oppose une preuve matérielle directe. Selon le droit de réponse, c’est l’ancien patron de la DGRE lui-même qui aurait pris l’initiative du contact le 1er février 2020 à 7h09, en envoyant un message explicite : « J’ai urgemment besoin de votre aide ». Une demande initiale d’information qui contredit frontalement la version de la rupture de contact pour manque de qualifications. Au-delà de la chronologie des échanges, la défense s’insurge contre la remise en cause des capacités de l’ancien légionnaire.

Me Mélissa Nyoth rappelle que l’expertise de Sani Mohamadou ne saurait être balayée du revers de la main, celle-ci étant dûment certifiée par l’Institut des Hautes Études de Défense Nationale (IHEDN), une institution de référence en matière stratégique et militaire. La publication précise également qu’une démarche amiable informelle avait été tentée pour permettre une rectification discrète de cette « méprise », mais la main tendue est restée sans réponse. Face à ce qu’il considère comme une atteinte grave à sa réputation et à l’intégrité de son parcours, Sani Mohamadou fixe un ultimatum de 48 heures à Maxime Léopold Eko Eko pour retirer son communiqué. Si cette mise en demeure restait infructueuse, la défense promet de déballer l’ensemble des éléments de preuve en sa possession et d’engager des poursuites pénales pour diffamation devant les juridictions compétentes.

Georges Parfait Owoundi

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