L’Ordre National des Architectes du Cameroun (ONAC) et l’agence Eventify Agency ont officialisé un partenariat stratégique de deux années, visant à transformer le paysage de la promotion architecturale et du développement urbain et économique au Cameroun. Cet accord, bien que formellement scellé s’ancre dans une collaboration déjà fructueuse de deux ans, marquant une étape décisive vers la concrétisation d’une vision commune. Sandrine Enjamba, la dynamique Directrice Générale d’Eventify Agency, a brillamment éclairé les contours de cette alliance, soulignant l’expertise sur laquelle son entreprise va désormais s’appuyer et les ambitions qui la sous-tendent.
« Un sentiment de fierté » anime Sandrine Enjamba à l’annonce de cette collaboration. Elle décrit cette alliance comme « une belle alliance, une très belle collaboration pour un projet qui nous tient à cœur ». Pour Eventify Agency, en tant que jeune agence, c’est une opportunité majeure de mettre son expertise au service d’un secteur cardinal comme l’architecture et, par extension, au développement des villes camerounaises. « Ça nous fait plaisir de mettre notre expertise au service de l’architecture, de nos villes », confie-t-elle. Au-delà de l’apport de compétences, l’accompagnement et le soutien technique offerts par une organisation d’envergure comme l’ONAC sont particulièrement précieux. « Ça fait du bien d’être accompagné, d’être parrainé, d’être soutenu sur le plan technique par une organisation comme celle-là », reconnaît la DG.
Cette collaboration n’est pas sans susciter une prise de conscience accrue des enjeux. Travailler main dans la main avec l’Ordre National des Architectes impose une exigence supérieure. « On est conscients aussi des enjeux parce que travailler avec l’Ordre national des architectes, c’est nous demander, enfin, ce n’est pas nous contraindre, mais ça nous amène à travailler d’une à être un peu plus exigeants envers nous-mêmes », explique Sandrine Enjamba. Elle salue la noblesse de la profession d’architecte, qu’elle considère comme « l’une des plus belles professions ». Cette exigence renforcée profitera, selon elle, à ses équipes et à elle-même, surtout en considérant la qualité des partenaires et sponsors qui entourent le projet. Le projet porte un réel enjeu pour l’agence, pour le monde des architectes, et avec l’espoir, à terme, pour l’ensemble du Cameroun.
La formalité de cette union pour une durée de deux années signifie, dans les faits, une continuation sur une période totale de quatre ans, compte tenu de la collaboration déjà établie. « On travaillait de fait depuis deux ans déjà. Donc là, on a juste voulu formaliser », précise Sandrine Enjamba. Cette formalisation permettra une meilleure organisation et une préparation plus aboutie du programme du projet « Ramsès », que l’agence et l’ONAC co-concevront. « On va formaliser ce qui va nous permettre de mieux nous organiser, de mieux préparer un programme qui va être le programme du projet Ramsès que nous allons co-concevoir », détaille-t-elle, envisageant une évaluation après ces quatre années d’intense collaboration.
Le défi majeur identifié par la Directrice Générale se cristallise autour de la concrétisation des projets lauréats des concours. « Notre défi majeur est qu’un projet présenté au concours soit réellement réalisé », insiste-t-elle. Voir un projet issu d’un concours être construit et matérialisé est le cœur de leur ambition. « C’est-à-dire qu’un de ces gagnants, qu’un des projets issu du concours soit réellement réalisé et construit », affirme-t-elle. Elle va même au-delà, soulignant que de nombreux architectes ont déjà leurs propres projets conçus. Si, grâce à la plateforme Ramsès, un ou deux de ces projets parviennent à sortir des bureaux d’études pour être réalisés au cours des trois ou quatre prochaines années, elle considérera cela comme une « belle victoire ».
Un autre objectif primordial est de stimuler les vocations et de populariser une approche plus pertinente des appels à projets. Le concours Ramsès a pour vocation de démontrer la supériorité de la méthodologie du concours d’architecture par rapport à un simple appel d’offres. « Le concours Ramsès suscite des vocations. C’est-à-dire qu’en fait il y a beaucoup d’invités qui se disent que non, effectivement, faire un concours d’architecture c’est mieux que lancer un appel d’offre », explique-t-elle. La philosophie clé est que « faire un concours d’architecture, on choisit le projet et non pas l’architecte ». Cette approche assure une sélection basée sur la pertinence et l’adéquation du projet au programme défini, plutôt que sur des critères de sélection d’architecte a priori. « C’est comme vous tous ici, le jour où vous construisez votre maison, vous aimeriez bien avoir trois projets et de dire c’est tel projet qui correspond le mieux au programme que j’ai donné », illustre-t-elle, rendant le concept accessible au grand public.
Pour que cette philosophie s’ancre durablement, il est essentiel qu’elle « rentre dans les mentalités, qu’elle rentre dans les mœurs ». C’est là qu’intervient le rôle crucial du concours Ramsès. « Et si justement et c’est un défi majeur que ce concours Ramsès là peut apporter », conclut Sandrine Enjamba, exprimant sa confiance dans la capacité de ce partenariat à redéfinir les standards et les pratiques au sein de la profession architecturale et du développement urbain au Cameroun.
Oscar Abessolo

