Ce 21 février, les secrétaires à l’éducation des diocèses du Cameroun se sont réunis pour faire le point sur l’année scolaire en cours, abordant les défis rencontrés et les attentes pour l’avenir.
Comment l’école a-t-elle commencé ? Comment se poursuit-elle ? Quels sont les défis rencontrés jusqu’à présent ? Et comment aller de l’avant ? Telles étaient les questions centrales des échanges lors de la réunion du comité permanent des secrétaires, organisée par le Secrétariat national de l’enseignement catholique du Cameroun (Seneca) le 21 février au siège de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun(Cenc).
Cette rencontre a rassemblé tous les secrétaires à l’éducation des différents diocèses du pays, dans le but d’évaluer le chemin parcouru jusque-là sur les plans administratifs, pédagogiques, post et périscolaires, ainsi que financiers.
Le secrétaire national à l’éducation a rappelé l’importance de mettre en application les orientations des pères évêques et des ministères de tutelle. L’abbé Aurélien Lehoun Mbea, a également souligné la nécessité d’implémenter la digitalisation dans les établissements scolaires, tout en veillant à ce que les politiques de protection mises en œuvre garantissent un environnement sécurisé pour les personnels et les apprenants. « Tout abus, toute violence, tout discours de haine doit être prohibé », a-t-il insisté, afin de prévenir les défections potentielles dans les établissements.
L’échange d’expériences a également été mis en avant, soulignant l’importance de la synergie et de la collaboration dans un monde devenu un « village global ». Les évêques attendent que l’école catholique réponde aux attentes du peuple et soit à la hauteur pour indiquer le chemin à suivre.
Dépravation des mœurs
Cependant, l’ouverture réunion a été l’occasion pour le secrétaire général de la Cenc, Mgr Paul Nyaga, de dénoncer des phénomènes préoccupants au sein des établissements scolaires, notamment la dépravation des mœurs. Il a évoqué des réalités alarmantes présentes dans les établissements scolaires, mêmes catholiques telles que : les violences physiques ; les intimidations ; la consommation d’alcool ; de drogue drogues eu autres stupéfiants, ainsi que la précocité sexuelle chez les jeunes. La perte des valeurs chrétiennes et l’influence néfaste des médias et des réseaux sociaux ont également été identifiées comme des facteurs aggravants.
Le mal est donc profond. Et « il est impératif de préserver et de nourrir l’identité catholique de l’éducation, qui doit refléter non seulement la qualité académique, mais aussi un accompagnement spirituel et moral des élèves », a relevé le prélat de sa Sainteté.
Les cours d’éducation à la vie et à l’amour, la catéchèse et l’éducation à l’intégrité ont été désignés comme des leviers essentiels du projet éducatif de l’enseignement catholique. L’objectif étant « de former des hommes et des femmes responsables, capables de porter des témoignages de charité dans un monde en constante mutation ».
Julien Efila